
Les résultats publiés par Total Energies, avec près de 5,8 milliards de dollars de bénéfices au premier trimestre, en hausse de 51 % sur un an, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de hausse durable des prix de l’énergie viennent confirmer que les travailleurs subissent une double peine :
• Des carburants à des niveaux exceptionnellement élevés ;
• Des salaires qui stagnent, voire reculent en termes réels depuis plusieurs années.
Pour Force Ouvrière, cette situation met en lumière un déséquilibre profond dans le partage de la valeur.
Alors que certaines grandes entreprises démontrent leur capacité à capter pleinement les effets de la crise, le maintien du pouvoir d’achat n’est pas assuré.
Cette réalité conforte pleinement notre exigence d’un blocage des prix des carburants. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics d’agir sur les dépenses contraintes, au premier rang desquelles figure l’énergie.
Force Ouvrière rappelle que des outils existent. L’État peut intervenir pour encadrer les prix, comme cela a déjà été fait par le passé, et doit aujourd’hui les mobiliser face à l’urgence sociale.
FO revendique le plafonnement du prix des carburants à 1,5 euro et appelle à des mesures fortes :
• Une augmentation générale des salaires, dans le privé comme dans la fonction publique ;
• La revalorisation du Smic et du point d’indice ;
• Une meilleure redistribution des richesses produites.
Les travailleurs ne paieront pas une crise de plus.

