FO Société Générale a déjà interpellé à plusieurs reprises la Direction sur la nécessité d’agir face à la hausse du coût des déplacements domicile-travail.
Nous avions notamment demandé la mise en place d’une prime carburant, afin d’apporter une réponse concrète aux salariés qui doivent utiliser leur véhicule pour venir travailler.
Aujourd’hui, le dispositif évolue fortement : le Gouvernement a annoncé le relèvement exceptionnel du plafond de la prime carburant à 1 000 € par an et par salarié.
Pour les sommes versées jusqu’au 31 décembre 2026, cette prise en charge peut bénéficier, dans les conditions prévues par le dispositif, d’une exonération de cotisations et contributions sociales ainsi que d’impôt sur le revenu.
Il faut agir maintenant
Cette possibilité est temporaire : elle est prévue pour les primes versées avant le 31 décembre 2026.
Le temps est donc compté.
C’est pourquoi FO Société Générale demande à la Direction d’ouvrir, dans les plus brefs délais, une négociation avec les organisations syndicales afin d’examiner la mise en place d’une prime carburant pouvant aller jusqu’à 1 000 € pour les salariés éligibles.
Il n’est pas nécessaire d’attendre la publication des derniers textes réglementaires pour engager la discussion : le Code du travail numérique précise, sur la base des informations du BOSS et de l’Urssaf, que les employeurs peuvent anticiper les évolutions annoncées dans leurs déclarations au titre de 2026.
Un dispositif particulièrement favorable en 2026
Le plafond applicable à la prime carburant a connu plusieurs relèvements au cours de l’année : après avoir été fixé à 300 €, puis porté à 600 €, le Gouvernement a annoncé le 22 septembre son relèvement exceptionnel à 1 000 €.
Le dispositif 2026 prévoit également un assouplissement de ses conditions d’utilisation et de cumul.
La prime carburant reste toutefois facultative. Son montant et ses modalités peuvent notamment être déterminés par accord d’entreprise ou, en l’absence d’accord, par décision de l’employeur dans les conditions prévues par la réglementation.
Transformons cette possibilité en mesure concrète !
À l’heure où la Direction entend réduire le télétravail et demande aux salariés de revenir davantage sur site, elle ne peut ignorer le coût supplémentaire que représentent ces déplacements. Pour FO, la question du télétravail et celle des frais de transport ont un point commun évident : le pouvoir d’achat des salariés.
FO demande donc à la Direction d’agir sur les deux leviers : ouvrir sans attendre une négociation sur la prime carburant et assouplir sa position sur le télétravail, afin de limiter les déplacements contraints et les dépenses supplémentaires qu’ils génèrent pour les salariés.
FO demande maintenant à la Direction de négocier.

