Arrêts maladie, chômage, retraite, médicaments, énergie… La rentrée s’accompagne de plusieurs changements qui peuvent avoir des conséquences très concrètes pour les salariés et leur famille. FO Société Générale fait le point sur les principales mesures à connaître.

 Arrêts maladie : des prescriptions désormais plafonnées

C’est l’un des changements les plus importants de cette rentrée.

À compter du 1er septembre 2026, une première prescription d’arrêt de travail sera limitée à 31 jours maximum. Chaque prolongation sera, quant à elle, limitée à 62 jours.

⚠️ Cela ne signifie pas qu’un salarié ne pourra plus être arrêté au-delà de ces durées : il s’agit de plafonds applicables à chaque prescription. Une dérogation reste également possible lorsque l’état de santé du patient justifie une durée supérieure, à condition que le professionnel de santé le motive sur la prescription.

Pour FO, une vigilance particulière s’impose : la nécessaire maîtrise des dépenses de santé ne doit pas conduire à fragiliser les salariés malades ni à remettre en cause la décision médicale.

Rupture conventionnelle : des droits au chômage réduits

Le changement est particulièrement significatif pour les salariés envisageant une rupture conventionnelle individuelle.

Pour les contrats effectivement rompus à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation chômage passe, en métropole :

de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, de 22,5 à 20,5 mois pour les 55-56 ans et de 27 à 20,5 mois pour les 57 ans et plus.

👉 Une évolution à intégrer impérativement avant de négocier une rupture conventionnelle, notamment pour les salariés proches de la retraite.

Retraite : un calcul plus favorable pour certaines mères

À compter du 1er septembre, le calcul du revenu annuel moyen servant à déterminer la retraite de base devient plus favorable pour les mères bénéficiant de majorations de durée d’assurance pour enfant.

Au lieu des 25 meilleures années, seront désormais retenues les 24 meilleures années pour un enfant et les 23 meilleures années pour deux enfants ou plus.

L’objectif est notamment d’atténuer les conséquences sur la pension des interruptions ou ralentissements de carrière liés à la maternité et à l’éducation des enfants.

Carrières longues : de nouvelles possibilités de départ

La suspension de la réforme des retraites de 2023 produit également ses effets à compter du 1er septembre 2026.

Pour certaines générations nées entre 1964 et 1970 remplissant les conditions du dispositif « carrière longue », l’âge de départ peut être avancé de quelques mois. Par ailleurs, certains trimestres accordés au titre des enfants peuvent désormais être pris en compte pour l’accès au dispositif carrière longue.

👉 Les salariés concernés ont donc intérêt à faire vérifier ou simuler leurs droits avant de fixer leur date de départ.

Médicaments : attention en cas de refus d’une substitution

Le principe du « tiers payant contre génériques » est étendu aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables.

Lorsqu’un patient refuse sans justification médicale le médicament de substitution proposé par son pharmacien, il pourra devoir avancer les frais et être remboursé sur une base différente dans certaines situations.

Gaz : nouvelle hausse du prix repère

Autre mauvaise nouvelle pour le pouvoir d’achat : le prix repère de vente du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie augmente en septembre.

Il atteint en moyenne 172,05 €/MWh TTC, tous consommateurs confondus. Il s’agit toutefois d’un prix indicatif, et non d’un tarif réglementé imposé aux fournisseurs.

Facturation électronique : une réforme majeure pour les entreprises

À compter du 1er septembre, toutes les entreprises doivent être capables de recevoir des factures électroniques.

Les grandes entreprises et les ETI doivent également émettre leurs factures sous forme électronique et transmettre certaines données de transaction et de paiement à l’administration. Les PME et microentreprises disposeront jusqu’au 1er septembre 2027 pour l’obligation d’émission.

 Dans le Nord : casque obligatoire en trottinette électrique

Une mesure locale mérite également d’être signalée à nos collègues de la région.

À partir du 1er septembre 2026, le casque devient obligatoire dans tout le département du Nord pour les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards.

Le non-respect de cette obligation pourra entraîner une amende de 35 €.

FO Société Générale : une rentrée à surveiller de près

Derrière ces évolutions parfois très techniques se cachent des conséquences concrètes sur la vie quotidienne et les droits des salariés.

La réduction de l’indemnisation après une rupture conventionnelle et le nouvel encadrement des prescriptions d’arrêts maladie appellent notamment à la vigilance.

FO Société Générale continuera d’informer, d’accompagner et de défendre les salariés afin que les évolutions de la réglementation ne se traduisent pas par un recul de leurs droits ou de leur protection sociale.

Un doute sur vos droits ou votre situation ? N’hésitez pas à contacter vos représentants FO Société Générale : contact@fog.net

Sources : Service-Public – Ce qui change en septembre 2026 · Gouvernement – Ce qui change en septembre 2026 · Commission de régulation de l’énergie – Prix repère du gaz · Code du travail numérique – Rupture conventionnelle et chômage.