
Quand les températures explosent, travailler dans de bonnes conditions ne dépend pas seulement de la climatisation des locaux. Transports étouffants, nuits difficiles, fatigue accumulée : pour FO Société Générale, quand le travail peut être fait à distance, le télétravail doit être une solution si le salarié le souhaite.
Cette semaine, la canicule a rappelé une réalité que plus personne ne peut ignorer. Au 25 juin, 72 départements ont été placés en vigilance rouge et plus de 50 millions d’habitants ont été concernés. La France a en outre battu deux jours de suite son record national de chaleur, avec un indicateur thermique national de 29,9°C le 23 juin puis 30,0°C le 24 juin, faisant de cette dernière journée la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle du pays. Dans le même temps, Santé publique France a constaté une hausse spectaculaire des recours aux soins liés à la chaleur, avec des passages aux urgences et consultations multipliés par 3 à 4 entre le 21 et le 22 juin. Nous ne sommes donc pas face à un simple désagrément estival, mais face à un véritable enjeu de santé, de sécurité et de conditions de travail.
La chaleur ne s’arrête pas à la porte du bureau
FO Société Générale le dit clairement : oui, dans certaines entités, des dispositifs existent déjà et participent à de meilleures conditions de travail. Climatisation, fontaines à eau, messages de prévention, aménagements locaux : ces mesures sont utiles et doivent naturellement être maintenues.
Mais cela ne suffit pas à régler l’ensemble du problème.
Car la journée de travail ne commence pas au moment où l’on s’installe à son poste. Elle commence souvent bien avant, dans un métro bondé, sur un quai surchauffé, dans un bus mal ventilé, ou après une nuit trop chaude pour récupérer correctement. La chaleur agit aussi sur les trajets domicile-travail, sur la fatigue accumulée, sur la qualité du sommeil et, au final, sur la capacité à travailler dans de bonnes conditions. À cela s’ajoutent des transports en commun parfois retardés, perturbés ou supprimés en raison de la chaleur, qui allongent encore les trajets et aggravent la fatigue des salariés avant même leur prise de poste.
Télétravail : une mesure de prévention, pas un privilège
Un salarié qui arrive déjà épuisé au travail après un trajet pénible ou une nuit difficile n’est pas dans de bonnes conditions pour exercer son activité sereinement. C’est pourquoi FO Société Générale défend une position simple et de bon sens : quand le travail peut être effectué à distance, le télétravail doit être possible si le salarié le souhaite.
Il ne s’agit ni d’une faveur, ni d’une revendication de confort. C’est une mesure de prévention, cohérente avec les obligations renforcées de l’employeur face aux risques liés à la chaleur. C’est aussi une mesure d’efficacité. Car il faut le rappeler : un salarié qui se sent bien est un salarié qui travaille bien. Préserver la santé, limiter la fatigue, éviter des trajets éprouvants et permettre de travailler dans de meilleures conditions, c’est aussi préserver la concentration, l’engagement et la qualité du service rendu.
Mettre les engagements de Société Générale en cohérence avec la réalité
Cette demande est d’autant plus légitime que Société Générale affirme, dans son Rapport employeur responsable 2025, ses engagements en matière de santé, sécurité, qualité de vie au travail, prévention des risques professionnels et nouvelles formes de travail, dont le télétravail et le travail hybride. Pour FO, il faut maintenant que ces engagements RSE et QVCT se traduisent concrètement dans l’organisation du travail en période de fortes chaleurs.
Pour FO, la ligne est claire : quand le travail est possible à distance, quand la chaleur dégrade les conditions de trajet, de récupération ou de travail, et quand le salarié le demande, le télétravail doit faire partie des solutions.
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