La Société Générale se retrouve à nouveau au cœur d’une vive polémique suite aux récentes fuites dans la presse concernant des suppressions de postes dans les Centraux Parisiens.

FO SG tient à exprimer sa colère et à qualifier ces fuites de délit d’entrave. Nous dénonçons une violation du dialogue social et un manque de transparence inacceptable.

Les rumeurs de restructuration au sein de la Société Générale ont été amplifiées par des informations divulguées dans la presse ces dernières semaines et ce samedi 3 février 2024 par Les Échos. Ces fuites révèlent des plans de suppressions de postes substantiels  (900 postes), touchant divers secteurs de l’entreprise.

Délit d’Entrave, une Violation du Dialogue Social

La divulgation prématurée de ces informations constitue une entrave directe au dialogue social. En effet, ces fuites ont contourné le processus normal de communication entre la direction de l’entreprise et les représentants du personnel.

FO SG souligne que la préservation du dialogue social est cruciale pour assurer une collaboration saine entre l’employeur et les salariés. Ces révélations prématurées placent les salariés dans un contexte très anxiogène.

FO SG dénonce une gestion de crise défaillante de la part de la direction. Les salariés apprennent l’ampleur des suppressions de postes par le biais des médias plutôt que par des canaux internes officiels (une information interne devrait être prévue ce lundi 5 février 2024).

FO SG exige des explications claires et précises de la part de la direction quant à l’origine de ces fuites et aux mesures envisagées pour remédier à la situation. Quid de la sécurité des informations dans une entreprise du CAC 40, groupe bancaire censé être ultrasécurisé… Fuite ou acte manqué ? La Société Générale est aux abonnés absents pour le moment.

FO SG insiste sur la nécessité d’une transparence totale et d’un engagement renforcé envers le dialogue social pour restaurer la confiance entre la direction et les salariés.

Comme par hasard, nous sommes à la veille de la publication des résultats.

Pour plaire aux marchés et à ses actionnaires la Société Générale devrait donc une fois de plus couper drastiquement dans ses effectifs. Le 18 septembre 2023, le DG Slawomir Krupa avait annoncé un objectif de 1,7 milliard d’euros d’économies à horizon 2026. Il est à craindre donc le début d’une longue série de plans sociaux…

Les salariés sont désormais résignés face aux plans successifs, une habitude. Ils se tournent vers les syndicats non plus pour maintenir leur emploi mais pour les aider à partir avec le plus gros chèque possible. La confiance en leur employeur est définitivement rompue.

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