
Le conseil d’administration de Société Générale propose d’augmenter de 45 % le salaire fixe de son directeur général, Slawomir Krupa, qui passerait de 1,65 million d’euros à 2,4 millions d’euros par an, soit 750 000 € supplémentaires en une seule décision.
Avec une part variable pouvant atteindre 140 % du fixe, la rémunération totale de Slawomir Krupa pourrait désormais dépasser 5,7 millions d’euros annuels.
FO Société Générale ne conteste pas les performances récentes du groupe. Les résultats financiers et la progression boursière traduisent une dynamique réelle. Mais ces résultats ne sont pas le fruit d’une réussite individuelle : ils reposent avant tout sur l’engagement quotidien de milliers de salariés, dans l’ensemble des métiers du groupe.
Quelques repères permettent de mesurer le décalage :
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cette seule augmentation représente plus de 50 années de salaire d’un salarié bancaire rémunéré autour de 40 000 € bruts par an ;
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elle équivaut à plus de 400 années de SMIC ;
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soit environ deux SMIC versés chaque jour uniquement pour la hausse décidée.
Dans le même temps, lors des dernières NAO à la Société Générale, les salariés ont obtenu 0 € d’augmentation générale.
Plus encore, dans de nombreux métiers, les parts variables versées aux salariés sont en baisse, malgré les efforts demandés et les objectifs atteints collectivement.
Le contraste est donc d’autant plus difficile à comprendre : alors que la rémunération variable recule pour une partie des équipes, celle de Slawomir Krupa demeure fortement valorisée et son salaire fixe progresse massivement.
Reconnaître la performance ne peut pas signifier accepter n’importe quel signal social. Une entreprise repose aussi sur un équilibre et sur un sentiment de justice interne.
Un manager est attendu sur l’exemplarité.
Un directeur général l’est encore davantage.
La performance se construit ensemble. Elle doit se reconnaître ensemble.
FO Société Générale exige des augmentations salariales pour tous les salariés.
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