Un nouvel accord sur le don de jours de repos vient d’être signé à Société Générale.

Son ambition est simple : permettre aux salariés confrontés à des moments de vie particulièrement difficiles de disposer de temps supplémentaire rémunéré grâce à un élan de solidarité entre collègues.

FO vous propose une lecture claire et concrète de ce que cet accord change  et de ce qui pourrait encore être amélioré.

Un dispositif qui s’adapte davantage aux réalités de la vie

La principale évolution de cet accord est l’élargissement des situations permettant de bénéficier d’un don de jours.

Désormais, le dispositif peut accompagner les salariés confrontés à :

  • la maladie grave, le handicap ou l’accident d’un enfant, d’un conjoint ou d’un proche,
  • l’accompagnement d’un parent ou d’un membre de la famille en fin de vie,
  • une situation de proche aidant,
  • le décès d’un enfant ou d’une personne à charge,
  • des violences conjugales ou intrafamiliales.

Cette évolution est importante : elle reconnaît que les difficultés personnelles ne s’arrêtent pas à la porte de l’entreprise et qu’un soutien collectif peut faire la différence.

Des garanties protectrices pour les salariés

Concrètement, les salariés concernés peuvent bénéficier de plusieurs semaines d’absence, pouvant aller jusqu’à 60 jours dans les situations les plus graves.

Pendant cette période :

  • la rémunération est maintenue,
  • l’absence est considérée comme du temps de travail effectif,
  • les jours peuvent être utilisés de façon souple, selon les besoins.

Autre point positif : l’entreprise finance automatiquement les trois premiers jours d’absence, venant compléter les jours donnés par les collègues.

Une solidarité entre salariés… mais pas seulement

Le dispositif repose sur le volontariat : chacun peut donner des jours de repos non utilisés pour alimenter un fonds solidaire.
Ce mécanisme permet d’aider concrètement des collègues confrontés à des situations humaines souvent imprévisibles.

Un suivi annuel est également prévu afin de mesurer l’utilisation du dispositif et d’en assurer la transparence.

Ce que font déjà certaines entreprises

Dans plusieurs grandes entreprises, des dispositifs similaires existent et apportent des compléments intéressants.

Chez Orange, par exemple, l’accompagnement des salariés aidants s’appuie sur une communication active et des démarches simplifiées pour faciliter l’accès au dispositif.

Au sein de BNP Paribas ou du Crédit Mutuel, des accords combinent le don de jours avec des aménagements du temps de travail, permettant de mieux concilier vie professionnelle et situations familiales complexes.

D’autres entreprises ont également mis en place des procédures accélérées pour répondre plus rapidement aux situations d’urgence, notamment lors d’événements graves ou imprévus.

Ces exemples montrent qu’il est possible d’aller encore plus loin dans l’accompagnement des salariés.

La position FO : un accord utile, à faire progresser

Pour FO, cet accord constitue une avancée sociale réelle. Il renforce un dispositif solidaire qui peut apporter une aide concrète à des collègues traversant des périodes difficiles.

Mais la solidarité entre salariés ne doit pas se substituer entièrement à la responsabilité sociale de l’employeur.

FO continuera donc à proposer :

  • une participation plus importante de l’entreprise au financement du dispositif,
  • un accès plus simple et plus rapide en cas d’urgence,
  • un meilleur accompagnement des salariés avant et après ces périodes d’absence.

Parce qu’au-delà des règles et des procédures, chaque demande de don de jours correspond avant tout à une histoire humaine.

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