Ce qui change en janvier 2026
L’article que vous êtes en train de lire est tiré de la revue « L’inFO militante », le bimensuel de la confédération Générale du Travail Force Ouvrière.
Pas de coup de pouce pour le Smic
Si le Smic est revalorisé de 1,18%, c’est encore une fois sans coup de pouce pour ce début d’année, une hausse purement mécanique, liée à l’inflation. Au 1er janvier, il passe de 1 801,80 à 1 823,03 euros brut par mois, et de 11,88 à 12,02 euros brut de l’heure, soit un gain, pour un salarié payé au Smic travaillant à temps plein, d’un peu moins de 17 euros net par mois.
Pour les fonctionnaires, pas d’augmentation de la valeur du point d’indice. Les agents dont la rémunération sera sous le Smic, ils percevront une indemnité différentielle
, donc une prime, plutôt qu’une hausse du salaire de base, de 21,23 euros.
Les pensions de retraite de base et minima sociaux augmenteront également de 0,9% au 1er janvier revalorisées selon la règle légale d’indexation sur l’inflation.
PEL : augmentation du taux de rémunération
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir du 1er janvier 2026 ont un taux d’intérêt de 2% contre 1,75 % pour ceux ouverts au 1er janvier 2025.
Sécurité sociale : augmentation du plafond de 2 %
Le plafond de la Sécurité sociale (PASS) est réévalué chaque année au 1er janvier en fonction de l’évolution des salaires. Il correspond au montant maximal des rémunérations ou gains pris en compte pour calculer les droits sociaux, certaines cotisations et définir l’assiette de certaines contributions.
Au 1er janvier 2026, le PASS s’élève à 48 060 € (contre 47 100 € en 2025) et le plafond mensuel à 4 005 € (contre 3 925 € en 2025), soit une hausse de 2 %.
Non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu
En l’absence de loi de finances pour 2026 avant la fin de l’année 2025, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu « barème IR » n’est pas revalorisé selon le calendrier traditionnel.
Par ailleurs, les taux de prélèvement à la source appliqués en janvier 2026 restent inchangés.
Revalorisation de l’indemnité de stage
Tout stage d’une durée supérieure à deux mois (consécutifs ou non) effectué en milieu professionnel peut être indemnisé.
La gratification minimale est fixée à 15 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 4,50 € de l’heure à partir du 1er janvier 2026.
Hausse de 13 euros de l’abonnement de gaz
Même si le prix du kilowattheure diminue très légèrement, le prix de l’abonnement au gaz augmente, lui, de 13,10 euros sur l’année 2026, selon la Commission de régulation de l’énergie.
Des nouveaux tarifs de l’électricité pour les concurrents d’EDF
Il cède la place à un nouveau mécanisme permettant à EDF de commercialiser plus librement sa production nucléaire, en tenant compte des prix du marché, jusqu’à une certaine limite. Si certains redoutent une augmentation des factures pour les consommateurs n’ayant pas souscrit aux tarifs réglementés de l’électricité, le gouvernement se montre rassurant et prévoit des prix stables au moins en 2026 et en 2027
.
Les tarifs courrier et colis du service universel postal augmentent en moyenne de 7,4 % au 1er janvier 2026. Quelques exemples :
La lettre verte passe de 1,39 euro à 1,52 euro, soit une hausse de 9,35%. Le tarif de l’e-lettre rouge, pour les envois urgents, passe de 1,49 à 1,60 euro. Celui d’une lettre recommandée de 20g augmente à 6,11 euros, contre 5,74 euros. Enfin, les tarifs des Colissimo envoyés par les particuliers augmentent en moyenne de 3,4%.
Le guichet MaPrimeRénov’ suspendu
Le guichet du dispositif d’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ est suspendu, en raison de l’absence d’un budget voté par le Parlement avant la fin de l’année 2025. La loi spéciale, votée pour compenser l’absence d’une véritable loi de finances, permet seulement d’assurer la continuité du fonctionnement de l’État, mais bloque toute dépense non contractuelle
, a expliqué le ministre du Logement.
Ainsi, le guichet sera donc fermé et il ne sera plus possible de déposer un dossier.
Mise en place d’un congé supplémentaire de naissance
En complément des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant et d’adoption, un congé supplémentaire de naissance est créé à compter du 1er janvier 2026.
Ainsi, les parents dont le bébé est né à partir de jeudi dernier peuvent bénéficier du nouveau congé de naissance prévu par le budget de la Sécurité sociale. Le ministère de la Santé a cependant souligné que le congé de naissance n’entrerait pas en vigueur le 1er janvier comme cela était initialement prévu, mais le 1er juillet. Les parents d’enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier devront donc prendre ce congé en différé.
Ce congé de naissance propose un niveau d’indemnisation plus élevé que le congé parental. Sa durée peut être d’un ou deux mois, au choix du salarié, et il pourra être fractionné en deux périodes d’un mois. Le montant d’indemnisation doit être fixé par décret.


